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La résistance de 39-45 à la falaise de Hauteroche

 Une plaque pour la grotte du maquis Bernard, 19 juin 2004

Rose Richard alias « Rolande » et Mme Guillemin, épouse de Bernard
 
Une émouvante cérémonie commémorative vient d’avoir lieu au pied de la grotte du maquis Bernard. En 1944, à l’occasion du cinquantenaire du maquis Bernard, une plaque indicatrice était installée sur le bord de la route départementale n°9 dans la vallée de l’Ozerain.

Brigitte Besançon, responsable de l’association du Souvenir de la Résistance, avec l’aide de la municipalité de Hauteroche, a fait installer cette année une plaque commémorative à l’entrée de la grotte du Maquis.

C’est ainsi que les habitants du village, les représentants des différentes sections d’anciens combattants, les maires du village de la vallée de l’Ozerain, se sont rendus au pied de la grotte pour découvrir cette plaque. Michel Andriot, maire d’Hauteroche, a accueilli et remercié les personnes présentes et a laissé la parole à Victor Chaudron responsable départemental de l’ASR qui a retracé l’historique de la grotte et son rôle dans la résistance locale, non sans avoir salué la présence en ce jour de cérémonie de Rose Richard, courageuse agent de liaison, qui se faisait appeler « Rolande ».

En l’absence de Bernard Guillemin hospitalisé à Vitteaux, c’est son épouse qui a eu l’honneur de dévoiler la plaque commémorative, aidée par Patrick Molinoz, conseiller général. Tandis que la société de musique de Verrey jouait le chant des Partisans et l’Hymne National.

Après cette cérémonie, le verre de l’amitié fut partagé dans un pré au-dessous de la grotte, dans une ambiance conviviale.


Bernard Guillemin, alias « commandant Bernard », 20 septembre 2004

 

La mort du « commandant Bernard », survenue la semaine dernière, donne à Maurice Lombard l’occasion de rendre hommage à un vrai « héros » de la Résistance en Côte-d’Or.

Bernard Guillemin, un héros de la Résistance vient de disparaître. Plusieurs fois blessé au combat, au maquis, sa tête a été mise à prix, pour une somme énorme, par une affiche, avec sa photo, que l’on pouvait voir sur les murs de Dijon, le 27 mai 1944, le jour de la visite du maréchal Pétain.

C’est à Flavigny qu’il s’engagea dans la Résistance en ramassant des armes abandonnées par l’armée française avec son ami Victor Chaudron : ils cachèrent dans une petite grotte située sous le séminaire et même quelques-uns sous le plancher du grenier de l’établissement.

A la fin de 1942 et au début de 1943, s’ébaucha l’organisation de Résistance « Bernard ». Des sympathisants furent contactés et recrutés dans les villages voisins. Des réfractaires au STO furent cachés dans des fermes amies. Au printemps de 1943, quelques réfractaires furent regroupés dans les bois et armés. C’est la naissance du maquis. En fait, Bernard inventa, comme son voisin de Semur, Henri Camp, une structure de résistance qui combinait les maquis et le soutien de résistants demeurés dans les villages et appelés « réguliers ».

L’affaire Werner

Bernard prit contact avec le FTP, en août 1943 et intégra ce mouvement, sous les ordres d’Albert et de Fabien. Le 1er novembre 1943, les Allemands attaquaient le groupe « Flèche Noire », près d’Etivey. Bernard, venu en inspection, fut fait prisonnier. Il réussit à s’échapper, mais fut gravement blessé. Il était soigné dans une famille amie lorsque s’engagea l’affaire Werner. En son absence, quelques maquisards prirent l’initiative d’abord d’attaquer un car allemand près de Pouillenay, puis la voiture du major Werner, à Pont de Pany, le 28 janvier 1944. On sait le drame qui en résulta. Le commandant Bernard se fit transporter sur les lieux et ordonna la dispersion du maquis. Mais l’enquête de la Gestapo conduisit à l’arrestation de « réguliers » de Villy-en-Auxois et de villages voisins.

Après les FTP, les FFI

Après cette affaire, Bernard rompit ses liens avec les FTP. Puis il reprit en mains son organisation. Elle était à nouveau opérationnelle lorsqu’il rejoignit les FFI sous les ordres du commandant Alizon. L’objectif principal, après le 6 juin 1944, fut le sabotage de la voie ferrée Dijon-Paris avec la complicité passive des GMR, avec qui Bernard avait passé un accord. Le groupe Vercingétorix comptait environ 300 hommes lorsqu’il entra aux Laumes, le 11 septembre. Bernard Guillemin poursuivit ensuite la lutte contre l’ennemi, avec le grade de capitaine, dans les rangs du régiment de Bourgogne.

Nous présentons nos condoléances à Madame Elisabeth Guillemin, qui fut déportée de la Résistance à Ravensbruck, et à ses enfants et petits-enfants.

 

 

Source : Le Bien Public  http://www.bienpublic.com


 
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