Comment nous faire prendre du lard pour de la confiture ?
Envoyé par Farid le 8 mars 2007, (populaire)
Comment nous faire prendre du lard pour de la confiture ?
Le 26 février dernier le ministre de la santé rassemblait six grands distributeurs, de grands groupes industriels de l’alimentation et l’association des maires de France. Un engagement : mettre le sport au service de la lutte contre l’obésité. Les mesures : renforcer les actions locales de lutte contre l’obésité par des actions sportives (8 millions d’euros de budget) faciliter le développement de l’activité physique des enfants, créer un réseau entre les villes signataires de la charte des villes actives du PNNS, lancer une campagne de communication importante à
Volonté médiatique mais dans les actes qu’en est-il ?
Soyons vigilants : Est-il cohérent de réduire le nombre d’heures à l’école et de vouloir en même temps faciliter l’activité physique des enfants ? Peut-on réellement avoir confiance dans les groupes alimentaires qui pénètrent le cerveau des tout petits par la publicité et la promotion de leurs produits directement dans les écoles ? Un bandeau déroulant en bas d’une publicité télévisée pour une barre chocolatée hyper sucrée et grasse a-t-il réellement de l’efficacité ? Concentrer le budget des sports sur le sport spectacle virtuel qui représente
La nourriture du pauvre c’est beaucoup de gras, peu de légumes et de fruits (trop cher) et beaucoup de sucre. Qui sont les plus atteints par l’obésité ? Comme disait l’autre, si t’es une femme, pauvre, d’une cité, dont les parents sont ouvriers et immigrés, y’a de fortes chances…
Le sport du pauvre c’est peu d’accès aux installations si t’es petit gros et mauvais joueur de foot, un tour de manège sportif pour acheter la paix sociale si tu es turbulent et si papa et maman peuvent se payer un crédit à noël la chance de faire du sport virtuel avec une console de jeu. Le sport du pauvre existe toujours. Qui sont les moins sportifs ? Les enfants des cités populaires, surtout les filles !
Le PNNS a pour objectif général d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs qu’est la nutrition. Intention louable. Véritable engagement des pouvoirs publics. A condition de disposer d’un réel service public de la santé, du sport, de l’éducation. Et de reconnaître les associations qui agissent dans ce sens. A condition de faire reculer la pauvreté. A condition d’utiliser le sport autrement que l’opium du peuple qu’il est actuellement.



