Budget 2009 +11.4%
Envoyé par Farid le 14 octobre 2008, (populaire)
Il manquait déjà 7 milliards l’an dernier pour que le Président de la République tienne sa promesse de candidat (rappelez-vous : « je porterai le budget des sports à 3 % du budget de l’Etat… »). Cette année l’addition est encore alourdie. Le budget repasse sous la barre du milliard d’euros pour plafonner à 996 millions. Les 8 milliards promis ne sont plus qu’un lointain souvenir.
Mais ce n’est pas tout ! Trois points vont aggraver encore la situation :
- priorité absolue au financement du sport de haut niveau olympique, des fédérations correspondantes et des établissements (INSEP et quelques CREPS) dédiés à la préparation des médaillés potentiels.
- nouveau détournement des crédits CNDS pour financer « l’accompagnement éducatif », malgré le fiasco du dispositif et la non-utilisation de 90 % des crédits réservés l’an dernier.
- Nouvelle ponction également pour financer l’allègement des charges sociales consentis aux sportifs professionnels (élégamment rebaptisé « dispositif de droit à l’image collectif »)
S’ajoutent à cela les suppressions de postes dans les DDJJ et DRJS (les missions de ces dernières étant limitées aux contrôles réglementaires), les menaces de fermeture des CREPS (hors ceux recentrés sur le haut-niveau)…
Pour compléter le tableau, le budget de l’Education Nationale annonce des suppressions de postes d’enseignants EPS encore plus massives que l’an dernier.
C’est une régression sans précédent, un véritable massacre organisé du sport des clubs et la population.
Le mouvement sportif national, lui qui avait assuré largement la promotion des promesses du candidat Sarkosy, ne réagit toujours pas, excepté pour tenter de récupérer quelques prérogatives de certification de formations (et au passage en exclure les fédérations affinitaires !).
Que le système sportif français soit réorganisé, que soient repensés le rôle de l’Etat, celui des collectivités territoriales, celui des fédérations et associations, pourquoi pas. Mais l’absence de débat est insupportable.
La FSGT invite ses clubs et comités à intervenir dès maintenant auprès des élus locaux, conseillers généraux et régionaux, députés pour qu’ils exigent l’ouverture d’une concertation nationale (ce que d’aucun ont appelé un « Grenelle du sport ») et qu’en attendant, l’ensemble des suppressions, réductions, transformations soient suspendues.
